Que Yhombi Opango ; Pascal Lissouba ; Sassou Nguesso soient adulés, cela peut se comprendre, étant donné qu’ils ont marqué l’histoire de leur pays chacun à son époque.
Mais d’où vient-il que des attributaires d’un jeu concours dénommé « QUI VEUT GAGNER DES NGUIRIS » se voudraient eux aussi un culte de leurs personnes fretins politiciens avant même d’avoir commencé à travailler ? C’est quelle sauce que les nouveaux tontons essaient de faire avaler aux Congolais. A seulement quelques minutes de séjours dans le parvis de l’enveloppe politique, les Messieurs champions se voient déjà très très grands et définitivement suspendus au tout sommet du trône d’où ils s’érigent en grands gardiens que la république n'ait jamais connus.

C’est à se demander si le peuple leur a-t-il déjà donné mandat de ces exhibitions emphatiques en son nom, au point qu’ils en arrivent à s’autoproclamer des « Luter King » et des « Mandela».
Que ces derniers soient captivés par l’histoire de ces grands hommes que même morts, très peu arrivent à rivaliser l’acabit, cela se comprend aisément, mais de là à s’identifier à Luther King lorsque l’opinion nationale est aux faits du dispositif qui a servi de monte-charge. Cela relève d'une manœuvre adventice qui certifie la mauvaise foi de ces mytho-libérateurs, adaptes du « nguirianisme ».

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Même Mandela ne s’en était jamais vanté, pour tant ses adversaires lui reconnaissaient sa probité morale et son esprit du sacrifice. Martin Luther King n’a jamais séjourné dans un hôtel 5 étoile, de même Mandela ne roulait pas dans une Prado pour aller plaider en faveur de son peuple.
Rien qu’à partir de ces quelques approches comparatives de prestances extérieures, il serait dès lors très difficile,voire même impossible que l’ombre de la vision des nouveaux intrigants, lauréats du jeu concours, soit transposée à l’élogieux combat de l’inégalable Mandela.
C’est une injure au peuple que de vouloir comparer vos déboires à l’incomparable. Le peuple spectateur de vos carnavals politiques fallacieux de ces dernières heures vous demandera des comptes au temps opportun d’avoir usurpé son nom à des fins peu honorables.

Chers lauréats du jeu concours, vous vous étonnez encore de ce que le bas peuple traine à admettre vos chimères politiques ? Et bien vous brillez trop !
Votre démarrage est de loin beaucoup trop éclatant que le biotope de ceux que vous contestiez hier, ceux que vous cribliez de toutes les calamités mais que vous calquez maintenant presque fidèlement mais à vices disproportionnés. Tout prête à croire désormais et de façon on ne peut plus claire que vous êtes la version améliorée du mal que vous prétendiez combattre hier.

Non ! Vous n’êtes pas Mandela. L’ANC n’avait pas été crée à la manière du « Moziki » du quartier, aussi Mandela ne se serait jamais égratigné avec ses camardes de lutte pour cause de pécule, il en était exempt d’avidité.
Non ! Vous ne serez jamais Martin Luther King, car votre caractère est trempé. Seuls vos poussins qui chantent vos prodiges savent à quelle caution cela rime.


La politique c’est aussi l’art de la séduction chers "nguiristes", hors vous n’arrivez même pas à en opérer les basiques. Vous êtes désavoués par vos pairs et c’est là votre plus grand malheur. Après avoir fait croire que vous étiez des durs en cuir, vous voilà déroulés comme des alliages en traitement thermique. En fait vous faites plus caméléons qu’autres.

Marion Michel Mandzimba, reconnu pour son combat légendaire et son sens élevé de l’éthique n’a jamais eu la prétention de se proclamer Mandela, mais en vertu de quelle règle vous permettez-vous des attributs qui ne vous collent pas au portrait? Seriez-vous donc plus valeureux que Marion Mandzimba? Ou plus clairvoyant que Nicéphore Antoine Fylla ?
Vos attitudes sont des insultes à l’endroit de ces figures historiques qui incarnent la politique dans toute ses dimensions.


Que la folie des nguiris ne vous fasse pas perdre de vue la pléiade des partis politiques enregistrés par le distingué Raymond Zéphyrin Mboulou, avant même que vous ne soyez nés. Même-si, contrairement à vous, la multitude vous précédant ne fait encore, à ces heures, l’objet d’aucun tapage attractif.

C’est à se demander en quoi consistent véritablement vos idéologies respectives incitées par la « sociale nguiricratie » ou le « nguiris libéralisme », socle de vos programmes politiques.


Figurez-vous que le peuple n’est plus dupe. Il n’a pas eu grand mal à réaliser qu’en dépit de vos chants messianiques aux notes attentistes, vous êtes aussi défaits de tous égards vis-à-vis des grands qui ont précédés en politique. Chez nous les bantous le respect des ainés est une notion essentielle, surtout lorsqu’on sert comme babioles de pérennisation du favoritisme et de la médiocrité.
Et si vous bénéficiez d’avantages de faveurs à l’avenir, personne n’en sera jamais étonné, puisque que vous ne l’aurez mérité que grâce aux mêmes considérations qui vont ont fait naitre.

Chers heureux gagnants du jeu concours "QUI VEUT GAGNER DES NGUIRIS", pour vos intérêts personnels de recherche du pharamineux, vous êtes priés de faire un effort de vous dissocier du nom d’une jeunesse dont les priorités ne recoupent pas les vôtres.
Vous êtes tellement occupés à paraitre que vous avez oublié de professer la rubrique aspirations de la jeunesse Congolaise.

A défaut d’être crédibles, faites au moins comme le vétéran Clément Mierassa : contentez-vous d’évoquer des questions politiques. Sinon faites d’abord école au près du distingué Joseph Kignoumbi Kia mboungou, ou alors demandez simplement à passer des séjours hypocoristiques chez l’imbattable Bienvenu Okiémy.
Mais de grâce, ne courez pas avant de savoir marcher.
A bon entendeur…

DDH, 02/03/2015