On a beau être plébiscité en politique ou ailleurs, on en demeure pas moins modeste, c’est une nécessité de dépassement de soi. Mais lorsqu’on est désavoué, rien ne sert de s’auto promouvoir en arborant maladroitement ses prétendues mérites (que d'ailleurs personne ne vous concède) de rénovateurs sous prétexte que ses dérives font une dans l’actualité, sinon Boko haram aussi s’en féliciterait, et serait sortie de sa tanière depuis qu’on la traque.

Le comble avec les intrigants en politique, c’est qu’ils ne connaissent pas l’introspection, idéologues du « bling bling » ; porteur d’apparats cérébraux hasardeux, ils sont contents d’eux même. Le verdict du peuple, ils s’en raillent passionnément.

La quête des sensations peut faire croire à un ivrogne qu’il est au paradis alors qu’il franchit une décharge d’immondices.
Au lieu de chercher à séduire dans la verve, ils préfèrent briller dans des déclarations creuses et malfamées, ils ne démontrent rien à force de vouloir trop prouver. Heureusement que le ridicule ne tue personne.


Marion Madzimba ; Clément Mierassa ; Nick Filla et d’autres caciques de la politique soucieux de l’avenir du Congo, n’ont jamais rien prouvé, ils ont la reconnaissance sans équivoque des valeurs qu’ils véhiculent tant sur le plan morale qu’intellectuel,
Pendant que les débarqués veulent se réhabiliter de leur attentisme devant leur propre miroir, avec l’arrogance qui va avec. L’invraisemblable c’est qu’ils rêvent tous d’une place à la gestion de la chose publique, le seul véritable projet de société qui les a motivé à quitter leurs sublimités pour un vol à basse hauteur. Il faut croire que dorénavant, le pays agonisera de la meilleure des façons grâce à eux.

S’il est vrai que le diplôme ne fait pas l’homme, mais un minimum de bon sens ne fut ce que dans le raisonnement serait de mise pour prétendre représenter tout un peuple.
« Ce que vous êtes parle plus haut que ce que vous dites » disait Ralph W. Emerson, il faut craindre qu’avec cette nouvelles race de prédateurs que la médiocrité soit une motion à institutionnaliser en plénière.
On ne demande pas de la perfection qui n’est l’apanage que des dieux, mais un tout petit minimum d’élégance dans les manières et les pensées transportées, puisqu’actuellement nous aspirons à ce que les valeurs d’éthique tant amochées soient restaurées au Congo, mais jamais nous ne plaiderons en faveur de la cession du rigoureux dans notre société.
Jamais il n y a eu autant d’impertinence dans l’arène politique de toute l’histoire du Congo à ce jour. Il faut bien qu’on en parle. La fierté empirique risquera d’en prendre un coup, surtout au niveau de la jeunesse.

Le catalogue des partis politiques étant innumérable, nous sollicitons la bienveillance de l’opinion pour ne citer qu’un archétype de jeunes à soumissionner dans la lutte politique :

Elvys Girel Okombi avec son UMP dont l’expérience à pas de fourmi est à des années lumières de l’exercice de ceux de notre génération commence à être ovationné, mais n’en reste pas moins pondéré. Il se contente d’auditionner et de faire preuve de ses assises cérébrales dans des fructueux débats. Même si ce dernier ne fait pas l’unanimité, ce qui est aussi justifiable en politique, Certains sont vivement invités à essayer de l’imiter, sinon à apprendre de lui, car il n y a pas de mal à cela. Chaque jour nous apprenons.
Juste Beranrdin Gavet de la FMC, malgré tout ce qu’on peut lui imputer, c’est un congénère qui force l’admiration. Par rapport à ses aptitudes au débat et sa tempérance au terme très soutenu, on lui épargnera un contrôle du niveau d’instruction.

La démarche de mettre en valeur cet échantillon ne consiste pas à les entériner mais à reconnaitre la physionomie dialectique typique du jeune politique en leurs personnes.
C’est à cela aussi que rime le courage d’appréciation.

Maintenant, chacun sait, avec qui danser point de vue clairvoyance dans la prochaine éventuelle conduite des affaires de l’État-

 

DDH, 09/03/2015